Cigarette

toi, tu éclaires mes silences, Par ton feu inadvertance, je me fis à tes convenances, ne malmènes pas mes avances

la route s’engage sinueuse, Toi tu chuchotes insidieuse, même à l’obscur ma lumineuse, Toi tu te sais odieuse

La voiture sculpte là venir, la route se déroule à te lire, feutrée dans les brumes à ternir, le silence obèse, ralentir, ralentir, ralentir…

Sous tes doigts je me consume, à pleine ivresse tu assumes, à pleine vitesse sous l’écume, sur les cimes de nos brumes… Ralentir, ralentir…

J’ai jalousée ta nonchalance, je n’ai su écouter ta pénitence, écourter mon arrogance, à t’étrangler toi, fière de lance

Ma douce aimée, mon imagée, sous tes buées sont mes bleuets, tout l’habitacle en est cerné, de tes nuées moi j’ai cédée…

Oublie moi, ne sois pas lutte, à tes doigts, telle est ma chute, corps androgyne tu me l’ampute, ton éphémère à la minute… Ralentir, Ralentir…

Ma braise n’est qu’une amourette, expires-moi telle l’aigrelette, et cesse toutes tes courbettes, je ne suis que poudre d’escampette… Ralentir, Ralentir…

Adieu à toi mon amourette, j’expire tes volutes clochettes, que dans mes doigts, toi l’amulette, tu n’étais qu’une cigarette….

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